4 jours au Viêt-Nam, Saigon

 

Le mardi 26 avril il était l’heure pour moi de quitter mon cocon malaysien et de m’envoler en direction de Saigon (appelée Ho Chi Minh City).

Avec ma famille nous nous sommes rendus plusieurs fois au Viêt-Nam. Mon père est originaire de Nha Trang, une station balnéaire où nous allions pour profiter de la plage et ma mère est originaire de Saigon.

Je n’avais pas l’intention de visiter le pays puisque 5 mois plus tôt avec mes amis nous étions descendus de Hanoi à Saigon en passant par la paie d’Halong, Hue et Hoi-An. J’avais pris mon billet d’avion dans l’objectif de trouver un travail. 5 mois auparavant Elise, qui se trouvait à Saigon dans le cadre d’une mission bénévole de quelques mois m’avait emmenée dans un restaurant. J’y avais rencontré Charles, le manager qui travaillait également en tant que consultant pour différentes entreprises. Charles est un Français d’origine vietnamienne, comme moi. Il nous avait donné sa carte de visite en nous assurant que si nous voulions trouver du travail sur place il connaissait plein de DRHs et était prêt à nous aider.

C’est donc dans l’espoir de le revoir que j’ai décidé de passer quelques jours à Saigon et surtout, je voulais mettre en pratique l’enseignement que je venais de recevoir: apprendre à improviser et à tirer un trait sur ma présence en France pour l’anniversaire de ma mère et de 2 de mes amies en fin avril et au mois de mai. Je sacrifiai au final très peu, mais ce qui était en jeu était plutôt ma capacité à accepter que mes plans changent.

Pour quelqu’un qui déménage en moyenne tous les 3 ou 6 mois depuis quelques années maintenant, je suis étonnamment réfractaire au changement et je reconnais que j’aime lorsque les choses se déroulent telles que je les ai planifiées et que l’inverse me perturbe énormément.

Cependant j’avais conscience que je faisais un pari un peu fou et que la probabilité que Charles ne se souvienne pas de moi était très élevée et qu’il était également possible qu’il ne soit pas en mesure de m’aider. Alors je me suis annoncée à moi-même que l’objectif était de profiter de ces quelques jours pour bien manger (j’adore la cuisine vietnamienne), boire du Cafe Seu Da (mon obsession, le café glacé avec du lait concentré.. un délice) et parler vietnamien.

J’étais dans un état très étrange. Je quittais une bulle dans laquelle je me sentais bien pour me retrouver propulsée dans Saigon, la grande, vibrante, polluée, bruyante Saigon. Je me sentais très lente et molle puisque ma retraite de yoga m’avait complètement vidée. J’étais en train de faire peau neuve mais j’ignorais ce que mon corps et mon âme étaient en train de subir.

J’avais à la fois envie de rester seule et en même temps de trouver quelqu’un avec qui partager ce que je vivais. Le jour de mon arrivée, une jeune fille du dortoir m’a dit bonjour. Je lui ai proposé de se joindre à moi. Quelques mois avant le dîner au Sushi Bar m’avait laissé un souvenir mémorable et j’étais littéralement obsédée à l’idée d’y retourner. Il y avait un bémol je ne me souvenais ni du nom, ni de l’adresse mais j’étais persuadée que je pouvais le retrouver à partir du restaurant de Charles car le Sushi Bar était à proximité.

Gaby a 25 ans, c’est une Américaine d’origine colombienne et elle a accepté ma proposition, me faisant confiance. Nous avons passé une soirée géniale, à se raconter nos vies en mangeant des sushis. La nourriture est vraiment délicieuse, j’y ai mangé les meilleurs sushis de ma vie… Et le cadre est également agréable. A l’étage, on mange assis autour d’une table basse: j’adore ! Avec Gaby, nous avons fini par discuter jusqu’à 1heure du matin autour d’une shisha en sirotant des frozen margaritas. Nous sommes allées nous coucher en convenant de nous lever tôt le lendemain pour aller faire des postures de yoga dans le parc juste à côté de notre auberge.

Il est impossible de dormir paisiblement à Saigon puisqu’aux aurores, le trafic de la ville, le bruit des klaxons vous réveillent. A 6heures du matin nous étions déjà réveillées et à 7heures nous étions en train de faire des salutations au soleil à côté de vietnamiens qui faisaient de l’aérobic. Saigon est un bordel. Je crois que c’est ce qui me plait: la ville fourmille, elle vibre, elle est intensément vivante.

Après notre session de yoga, nous sommes parties en bus pour visiter le temple Cau Dai où nous avons assisté à la messe et les tunnels de Cuchi, là où les Vietnamiens ont vécu pendant la guerre afin d’échapper aux bombardements…

La suite au prochain épisode !

 

 

 

 

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