Déchiffrer ses peurs afin de s’en affranchir

Lorsque je suis arrivée en Thaïlande, cela faisait un mois et demi que je voyageais. Ce voyage, c’était ma découverte de la liberté. Prenez une personne sans toit, sans travail, avec juste un peu d’argent et sachez qu’il peut se passer des choses très intéressantes.

Voici un extrait de The Backpacker de John Harris, qui décrit bien à quelle point la liberté est galvanisante et à quel point elle peut vous faire tourner la tête.

I had very little cash, none of us had but we were the 3 happiest people alive (…) Every day was different, often spent with different people from every conceivable background and usually in a new place which I loved. (…) It’s like the best Friday night you’ve had, except suddenly it’s every day. Freedom, in its absolutely purest form, freedom from any ties whatsoever.

Je me suis souvent posé des questions, me demandant si j’allais regretter un jour d’avoir quitté mon travail. Que nenni. C’était certainement l’une des meilleures décisions que j’ai prises de toute ma vie. Mais alors pourquoi est-ce qu’on m’a dit que j’avais agi inconsciemment ? Parce que la plupart des gens laissent leurs peurs dicter la façon dont ils mènent leur vie.

La peur fait partie inhérente de notre vie. Il est très sain d’avoir peur, c’est d’ailleurs nos peurs qui nous permettent de survivre et d’éviter le danger. Seulement les peurs nous permettent de survivre, pas de vivre pleinement. La plupart des gens ont peur; peur de quitter leur zone de confort, peur de manquer (de choses matérielles), peur du changement, peur de la solitude, peur de souffrir, peur de mourir…

Et ce sont ces peurs qui pèsent sur notre existence, car nous laissons les peurs nous guider, étouffer notre instinct et nos envies et parfois jusqu’à étouffer nos passions.

Alors lorsqu’on me dit que j’ai été courageuse de partir vivre seule à l’étranger à 21 ans par exemple ou bien de quitter un travail et une vie confortable il y a quelques mois; j’ai envie de répondre que moi aussi j’avais peur. Seulement ma peur à moi, elle est d’une autre nature, j’ai peur de mourir avec des regrets. J’ai peur de mener une vie qui n’a aucun sens pour moi, pour faire plaisir à mes parents ou me conformer à la société. J’ai peur d’oublier mes rêves et mes envies au profit d’une course à l’argent et aux choses matérielles. J’ai compris que cette course-là me laisserait essoufflée au moment où je me rendrai compte qu’il n’y a pas de ligne d’arrivée.

Je crois que c’est la plus belle chose que j’ai apprise et appliquée durant mon voyage, non seulement l’argent ne fait pas le bonheur, mais notre rapport à l’argent est un piège. On croit que posséder de l’argent est synonyme de sécurité et de liberté, mais nos désirs de possession nous enferment et au final, on en devient égoiste. On vit dans un monde matériel et cet univers créé des peurs (dont la peur de manquer) et nourrit notre égo, lorsque l’on possède, on veut toujours plus que son voisin.

C’est donc pour cela qu’il suffit d’aller dans des pays moins développés pour se rendre compte que les choses les plus belles ne s’achètent pas: la générosité, la bonté d’âme, les sourires, les étreintes, l’amour… Toutes ces choses-là sont infiniment plus précieuses que ce que vous avez sur votre compte en banque, croyez-moi.

Et maintenant, à vous de vous demander quelles sont vos peurs et vos envies et lesquelles d’entre elles guident vos actions… 😉

Photo: Canyon de Pai en Thaïlande

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